Description
Description courte
Utiliser cette propriété pour attacher une description courte qui pourra être utilisée sur des supports de publication où l'espace est un critère important.
Utiliser cette propriété pour attacher une description courte qui pourra être utilisée sur des supports de publication où l'espace est un critère important.
Français (France) Fondé en 1430 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, l'ordre de la Toison d’or est l’un les plus prestigieux d’Europe. Initialement lié à la maison de Valois-Bourgogne, il passa aux Habsbourg grâce au mariage de Maximilien Ier et de Marie de Bourgogne. Son siège, fixé à Madrid sous Charles Quint, y resta jusqu’à la mort de Charles II en 1700. La guerre de Succession d’Espagne divisa ensuite l’ordre en deux branches : l’une espagnole (Bourbon) et l’autre autrichienne. Cette dernière est aujourd’hui dirigée par la maison de Habsbourg-Lorraine depuis que François III, duc de Lorraine, en est devenu le souverain en 1745.
Dès ses origines, la Toison d’or entretint des liens étroits avec la Lorraine. Prisonnier des Bourguignons en 1431 après la bataille de Bulgnéville, René d’Anjou, duc de Bar puis de Lorraine, s'est inspiré de la création de son ennemi pour fonder à son tour en 1447 l’ordre du Croissant. Son petit-fils, René II, incarnant la résistance à l’hégémonie bourguignonne en vainquant Charles le Téméraire à Nancy en 1477, est le duc qui s'est opposé à la Toison d'or et à certains de ses chevaliers, bien connus à Châtel-sur-Moselle.
Le règne d’Antoine, fils de René II, marque un tournant dans les relations des ducs de Lorraine avec l'ordre bourguignon, bien que la Lorraine reste alors dans l’orbite française. Cependant, c'est à partir de Charles V, que les ducs de Lorraine vont progressivement s'orienter vers l’Empire : Charles V est fait chevalier de la Toison d’or en 1688, et ses descendants (Charles IV, Henri, etc.) le deviennent à leur tour. Ce basculement culmine avec le mariage de François III de Lorraine avec Marie-Thérèse de Habsbourg en 1736, faisant de lui, une fois empereur, le souverain de l’ordre autrichien.
La conférence sera animée par Jean-Christophe Blanchard, docteur en Histoire à l’Université de Lorraine et membre du CRULH (Centre de Régional Universitaire Lorrain d’Histoire). Son travaille s’axe principalement sur l’Histoire de la Lorraine au Moyen Âge avec un intérêt pour l’héraldique, la sigillographie, la numismatique et l’emblématique lorraine (du XIIe au XIXe siècle).
Dès ses origines, la Toison d’or entretint des liens étroits avec la Lorraine. Prisonnier des Bourguignons en 1431 après la bataille de Bulgnéville, René d’Anjou, duc de Bar puis de Lorraine, s'est inspiré de la création de son ennemi pour fonder à son tour en 1447 l’ordre du Croissant. Son petit-fils, René II, incarnant la résistance à l’hégémonie bourguignonne en vainquant Charles le Téméraire à Nancy en 1477, est le duc qui s'est opposé à la Toison d'or et à certains de ses chevaliers, bien connus à Châtel-sur-Moselle.
Le règne d’Antoine, fils de René II, marque un tournant dans les relations des ducs de Lorraine avec l'ordre bourguignon, bien que la Lorraine reste alors dans l’orbite française. Cependant, c'est à partir de Charles V, que les ducs de Lorraine vont progressivement s'orienter vers l’Empire : Charles V est fait chevalier de la Toison d’or en 1688, et ses descendants (Charles IV, Henri, etc.) le deviennent à leur tour. Ce basculement culmine avec le mariage de François III de Lorraine avec Marie-Thérèse de Habsbourg en 1736, faisant de lui, une fois empereur, le souverain de l’ordre autrichien.
La conférence sera animée par Jean-Christophe Blanchard, docteur en Histoire à l’Université de Lorraine et membre du CRULH (Centre de Régional Universitaire Lorrain d’Histoire). Son travaille s’axe principalement sur l’Histoire de la Lorraine au Moyen Âge avec un intérêt pour l’héraldique, la sigillographie, la numismatique et l’emblématique lorraine (du XIIe au XIXe siècle).
a pour cible
L'audience à laquelle cet item est dédiée.
L'audience à laquelle cet item est dédiée.
Français (France) Tout public
Autres propriétés (non décrites ou non classées)
owl:topDataProperty
http://www.w3.org/2002/07/owl#topDataProperty
http://www.w3.org/2002/07/owl#topDataProperty
Français (France) Fondé en 1430 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, l'ordre de la Toison d’or est l’un les plus prestigieux d’Europe. Initialement lié à la maison de Valois-Bourgogne, il passa aux Habsbourg grâce au mariage de Maximilien Ier et de Marie de Bourgogne. Son siège, fixé à Madrid sous Charles Quint, y resta jusqu’à la mort de Charles II en 1700. La guerre de Succession d’Espagne divisa ensuite l’ordre en deux branches : l’une espagnole (Bourbon) et l’autre autrichienne. Cette dernière est aujourd’hui dirigée par la maison de Habsbourg-Lorraine depuis que François III, duc de Lorraine, en est devenu le souverain en 1745.
Dès ses origines, la Toison d’or entretint des liens étroits avec la Lorraine. Prisonnier des Bourguignons en 1431 après la bataille de Bulgnéville, René d’Anjou, duc de Bar puis de Lorraine, s'est inspiré de la création de son ennemi pour fonder à son tour en 1447 l’ordre du Croissant. Son petit-fils, René II, incarnant la résistance à l’hégémonie bourguignonne en vainquant Charles le Téméraire à Nancy en 1477, est le duc qui s'est opposé à la Toison d'or et à certains de ses chevaliers, bien connus à Châtel-sur-Moselle.
Le règne d’Antoine, fils de René II, marque un tournant dans les relations des ducs de Lorraine avec l'ordre bourguignon, bien que la Lorraine reste alors dans l’orbite française. Cependant, c'est à partir de Charles V, que les ducs de Lorraine vont progressivement s'orienter vers l’Empire : Charles V est fait chevalier de la Toison d’or en 1688, et ses descendants (Charles IV, Henri, etc.) le deviennent à leur tour. Ce basculement culmine avec le mariage de François III de Lorraine avec Marie-Thérèse de Habsbourg en 1736, faisant de lui, une fois empereur, le souverain de l’ordre autrichien.
La conférence sera animée par Jean-Christophe Blanchard, docteur en Histoire à l’Université de Lorraine et membre du CRULH (Centre de Régional Universitaire Lorrain d’Histoire). Son travaille s’axe principalement sur l’Histoire de la Lorraine au Moyen Âge avec un intérêt pour l’héraldique, la sigillographie, la numismatique et l’emblématique lorraine (du XIIe au XIXe siècle).
Dès ses origines, la Toison d’or entretint des liens étroits avec la Lorraine. Prisonnier des Bourguignons en 1431 après la bataille de Bulgnéville, René d’Anjou, duc de Bar puis de Lorraine, s'est inspiré de la création de son ennemi pour fonder à son tour en 1447 l’ordre du Croissant. Son petit-fils, René II, incarnant la résistance à l’hégémonie bourguignonne en vainquant Charles le Téméraire à Nancy en 1477, est le duc qui s'est opposé à la Toison d'or et à certains de ses chevaliers, bien connus à Châtel-sur-Moselle.
Le règne d’Antoine, fils de René II, marque un tournant dans les relations des ducs de Lorraine avec l'ordre bourguignon, bien que la Lorraine reste alors dans l’orbite française. Cependant, c'est à partir de Charles V, que les ducs de Lorraine vont progressivement s'orienter vers l’Empire : Charles V est fait chevalier de la Toison d’or en 1688, et ses descendants (Charles IV, Henri, etc.) le deviennent à leur tour. Ce basculement culmine avec le mariage de François III de Lorraine avec Marie-Thérèse de Habsbourg en 1736, faisant de lui, une fois empereur, le souverain de l’ordre autrichien.
La conférence sera animée par Jean-Christophe Blanchard, docteur en Histoire à l’Université de Lorraine et membre du CRULH (Centre de Régional Universitaire Lorrain d’Histoire). Son travaille s’axe principalement sur l’Histoire de la Lorraine au Moyen Âge avec un intérêt pour l’héraldique, la sigillographie, la numismatique et l’emblématique lorraine (du XIIe au XIXe siècle).