<:Description rdf:about="https://data.datatourisme.fr/86e7fda1-e705-3c7c-961a-de20d61ff14f"> <p>Comment décrypter une langue dont les derniers locuteurs ont disparu depuis plusieurs milliers d’années ?</p><p>La tâche est encore moins aisée lorsque la langue en question est exclusivement attestée à travers de rares inscriptions, comme dans le cas du lycien pour lequel seules 210 inscriptions, rédigées entre le Ve et le IVe siècle av <p>Comment décrypter une langue dont les derniers locuteurs ont disparu depuis plusieurs milliers d’années ?</p><p>La tâche est encore moins aisée lorsque la langue en question est exclusivement attestée à travers de rares inscriptions, comme dans le cas du lycien pour lequel seules 210 inscriptions, rédigées entre le Ve et le IVe siècle av <p>Comment décrypter une langue dont les derniers locuteurs ont disparu depuis plusieurs milliers d’années ?</p><p>La tâche est encore moins aisée lorsque la langue en question est exclusivement attestée à travers de rares inscriptions, comme dans le cas du lycien pour lequel seules 210 inscriptions, rédigées entre le Ve et le IVe siècle av. J.C. ont été retrouvées.</p><p>Les Lyciens, connus depuis l’Iliade comme les alliés des Troyens, vivaient dans le sud-ouest de la péninsule anatolienne, qui correspond peu ou prou à la Turquie d’aujourd’hui.</p><p>À travers l’exemple du lycien, cette conférence présentera les procédés à l’œuvre dans le déchiffrement d’une langue qui est non seulement éteinte, mais aussi d’attestation fragmentaire. Les enjeux sont multiples : éclairer l’histoire d’un territoire et de la Méditerranée antique, affiner notre compréhension d’une branche linguistique aujourd’hui éteinte – l’anatolien – et de la famille indo-européenne, et, enfin, mettre en lumière des particularités linguistiques, qui enrichissent la description des langues du monde.</p>