Borne de la Voie Sacrée - Point de départ
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Français (France) De 1914 à 1918, Bar-le-Duc est une ville « d’arrière-front ». C’est l’expression qui sera employée lors de la remise de la Croix de Guerre à la Ville en 1920. Bar-le-Duc occupe effectivement une position charnière entre l’arrière et le front. Par elle, transitent soldats, matériel et approvisionnements en vivres et en munitions destinés aux combattants du secteur de Verdun.
Les ressources venues de l’arrière sont d’abord regroupées à Saint-Dizier, à 25 km au sud-ouest de Bar-le-Duc et à la gare de Baudonvilliers, tout près de là, avant d’être acheminées à Bar-le-Duc par le train, via Revigny, ou par la route.
De Bar-le-Duc à Verdun, deux voies de communication jouent ensuite un rôle capital : la petite ligne de chemin de fer dite « le Meusien » et, surtout, la route Bar-le-Duc-Verdun, qui sera bientôt connue sous le nom de « Voie sacrée ». Pour la première fois, une route est réservée à la circulation automobile. Elle devient très vite un véritable cordon ombilical. Une commission militaire la gère à la fois de façon draconienne et très efficace. Dès le premier mois de la bataille, 800 camions de troupes et 600 camions de munitions et de matériel partent chaque jour pour Verdun. Cette réussite logistique est l’un des facteurs qui a permis aux soldats de Verdun de tenir bon.
Peu après le déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916, la petite route départementale conduisant de Bar-le-Duc à Verdun devient un véritable cordon ombilical. Maurice Barrès, le député lorrain nationaliste, la qualifie de « route sacrée » dès le mois d’avril 1916 mais c’est sous le nom de « Voie sacrée » qu’elle passe à la postérité. Réservée aux véhicules automobiles, elle assure, grâce à une gestion draconienne, le transport, chaque jour de la bataille de Verdun, de 13 000 soldats, de 1 500 tonnes de munitions et de 6 400 tonnes de matériel, souvent chargées à Baudonvilliers, au sud de Bar-le-Duc.
Après la guerre, Raymond Poincaré, président de la République jusqu’en 1920 puis président du Conseil général de la Meuse, œuvre avec Pol Chevalier, maire et conseiller général de Bar-le-Duc, pour ancrer durablement dans l’espace et dans les mémoires le souvenir de ces temps héroïques.
De nouvelles bornes kilométriques sont posées au long de la Voie sacrée, officiellement nommée « Route Nationale Voie Sacrée » en 1923. Ces bornes ont la forme d’une petite pyramide surmontée d’un casque de combattant français, ceint d’une couronne de laurier. La première, la borne « 0 », a été inaugurée le 21 août 1922 par Raymond Poincaré, alors président du Conseil. Elle se trouvait à quelques centaines de mètres de ce rond-point, vers le centre-ville. Elle a été remplacée peu après par le monument plus imposant qui se trouve devant vous, au centre d’une grille ornée de croix de guerre en fer forgé. Il a été déplacé ici en 2000.

Site culturel

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Français (France) Contemporain

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Description
Description de la ressource.
Espagnol De 1914 a 1918, Bar-le-Duc fue una ciudad de "retaguardia". Esta fue la expresión utilizada cuando la ciudad fue galardonada con la Croix de Guerre en 1920. En efecto, Bar-le-Duc ocupaba una posición central entre la retaguardia y el frente. Por ella pasaban soldados, material, víveres y municiones destinados a los combatientes del sector de Verdún.
Los recursos de la retaguardia se reunían primero en Saint-Dizier, 25 km al suroeste de Bar-le-Duc, y en la cercana estación de Baudonvilliers, antes de ser transportados a Bar-le-Duc por tren, vía Revigny, o por carretera.
De Bar-le-Duc a Verdún, dos vías de comunicación desempeñaron un papel fundamental: la pequeña línea de ferrocarril conocida como "le Meusien" y, sobre todo, la carretera Bar-le-Duc-Verdún, que pronto se conocería como la "Vía Sagrada". Por primera vez, una carretera estaba reservada al tráfico motorizado. Pronto se convirtió en un auténtico cordón umbilical. Una comisión militar la gestionó de forma draconiana pero muy eficaz. Durante el primer mes de la batalla, 800 camiones de tropas y 600 camiones de municiones y material salieron diariamente hacia Verdún. Este éxito logístico fue uno de los factores que permitieron a los soldados de Verdún resistir.
Poco después de que estallara la batalla de Verdún, el 21 de febrero de 1916, la pequeña carretera departamental que conducía de Bar-le-Duc a Verdún se convirtió en un auténtico cordón umbilical. Maurice Barrès, diputado nacionalista por Lorena, la calificó de "carretera sagrada" ya en abril de 1916, pero fue bajo el nombre de "Voie sacrée" como se dio a conocer. Reservada a los vehículos de motor, su gestión draconiana permitió transportar cada día de la batalla de Verdún 13.000 soldados, 1.500 toneladas de municiones y 6.400 toneladas de material, a menudo cargados en Baudonvilliers, al sur de Bar-le-Duc.
Después de la guerra, Raymond Poincaré, Presidente de la República hasta 1920 y luego Presidente del Consejo General del Mosa, trabajó con Pol Chevalier, Alcalde y Consejero General de Bar-le-Duc, para que el recuerdo de estos tiempos heroicos permaneciera firmemente arraigado en el espacio y la memoria.
Se erigieron nuevos hitos a lo largo de la Voie Sacrée, denominada oficialmente "Carretera Nacional de la Voie Sacrée" en 1923. Estos hitos adoptan la forma de una pequeña pirámide coronada por el casco de un militar francés, rodeado por una corona de laurel. El primero, el hito "0", fue inaugurado el 21 de agosto de 1922 por Raymond Poincaré, entonces Presidente del Consejo. Estaba situado a unos cientos de metros de esta rotonda, en dirección al centro de la ciudad. Fue sustituido poco después por el monumento más imponente que tiene delante, en el centro de una verja decorada con cruces de guerra de hierro forjado. Fue trasladado aquí en 2000.
Allemand (Allemagne) Von 1914 bis 1918 war Bar-le-Duc eine Stadt der "Hinterfront". Dieser Ausdruck wurde 1920 bei der Verleihung des Kriegskreuzes an die Stadt verwendet. Bar-le-Duc befand sich in der Tat in einer Scharnierposition zwischen dem Hinterland und der Front. Durch die Stadt wurden Soldaten, Material, Lebensmittel und Munition für die Kämpfer im Sektor Verdun transportiert.
Die Ressourcen aus dem Hinterland wurden zunächst in Saint-Dizier, 25 km südwestlich von Bar-le-Duc, und im nahe gelegenen Bahnhof Baudonvilliers gesammelt, bevor sie mit dem Zug über Revigny oder auf der Straße nach Bar-le-Duc transportiert wurden.
Von Bar-le-Duc nach Verdun spielten dann zwei Verkehrswege eine entscheidende Rolle: die kleine Eisenbahnlinie "le Meusien" und vor allem die Straße Bar-le-Duc-Verdun, die bald als "Voie sacrée" (heiliger Weg) bekannt werden sollte. Zum ersten Mal ist eine Straße dem Autoverkehr vorbehalten. Sie wird sehr schnell zu einer regelrechten Nabelschnur. Eine Militärkommission verwaltet sie auf drakonische und zugleich sehr effiziente Weise. Bereits im ersten Monat der Schlacht fuhren täglich 800 Truppenlastwagen und 600 Lastwagen mit Munition und Material nach Verdun. Dieser logistische Erfolg war einer der Faktoren, der den Soldaten in Verdun das Durchhalten ermöglichte.
Kurz nach dem Ausbruch der Schlacht um Verdun am 21. Februar 1916 wurde die kleine Landstraße, die von Bar-le-Duc nach Verdun führte, zur Nabelschnur. Der nationalistische lothringische Abgeordnete Maurice Barrès bezeichnete sie im April 1916 als "heilige Straße", doch die Nachwelt wird sie als "Voie sacrée" (heilige Straße) kennenlernen. Die Straße, die nur für Kraftfahrzeuge zugelassen war, sorgte dank eines drakonischen Managements dafür, dass an jedem Tag der Schlacht um Verdun 13.000 Soldaten, 1.500 Tonnen Munition und 6.400 Tonnen Material transportiert wurden, die häufig in Baudonvilliers südlich von Bar-le-Duc verladen wurden.
Nach dem Krieg arbeitete Raymond Poincaré, bis 1920 Präsident der Republik und anschließend Präsident des Generalrats des Departements Meuse, zusammen mit Pol Chevalier, Bürgermeister und Generalrat von Bar-le-Duc, daran, die Erinnerung an diese heroischen Zeiten dauerhaft im Raum und in der Erinnerung zu verankern.
Entlang der Voie sacrée, die 1923 offiziell zur "Route Nationale Voie Sacrée" ernannt wurde, wurden neue Kilometersteine aufgestellt. Die Grenzsteine haben die Form einer kleinen Pyramide, auf der ein französischer Kämpferhelm mit Lorbeerkranz abgebildet ist. Der erste, der Grenzstein "0", wurde am 21. August 1922 von Raymond Poincaré, dem damaligen Ratspräsidenten, eingeweiht. Er befand sich einige hundert Meter von diesem Kreisverkehr entfernt in Richtung Stadtzentrum. Kurz darauf wurde es durch das imposantere Denkmal ersetzt, das sich vor Ihnen in der Mitte eines mit schmiedeeisernen Kriegskreuzen geschmückten Gitters befindet. Es wurde im Jahr 2000 hierher verlegt.
Anglais From 1914 to 1918, Bar-le-Duc was a "rear-front" town. This was the expression used when the town was awarded the Croix de Guerre in 1920. Indeed, Bar-le-Duc occupies a pivotal position between the rear and the front. Soldiers, equipment and supplies of food and ammunition for combatants in the Verdun sector passed through the city.
Resources from the rear were first gathered at Saint-Dizier, 25 km southwest of Bar-le-Duc, and at the nearby Baudonvilliers station, before being transported to Bar-le-Duc by train, via Revigny, or by road.
From Bar-le-Duc to Verdun, two communication routes played a vital role: the small railroad line known as "le Meusien" and, above all, the Bar-le-Duc-Verdun road, soon to be known as the "Sacred Way". For the first time, a road was reserved for motorized traffic. It soon became a veritable umbilical cord. A military commission managed it with draconian efficiency. In the first month of the battle, 800 trucks of troops and 600 trucks of ammunition and equipment left for Verdun every day. This logistical success was one of the factors that enabled the soldiers of Verdun to hold out.
Shortly after the Battle of Verdun broke out on February 21, 1916, the small departmental road leading from Bar-le-Duc to Verdun became a veritable umbilical cord. Maurice Barrès, the nationalist deputy from Lorraine, called it a "sacred road" as early as April 1916, but it was under the name of "Voie sacrée" that it became known. Reserved for motor vehicles, its draconian management ensured that 13,000 soldiers, 1,500 tons of munitions and 6,400 tons of equipment were transported every day of the Battle of Verdun, often loaded at Baudonvilliers, south of Bar-le-Duc.
After the war, Raymond Poincaré, President of the Republic until 1920 and then President of the Meuse General Council, worked with Pol Chevalier, Mayor and General Councillor of Bar-le-Duc, to ensure that the memory of these heroic times would remain firmly rooted in space and memory.
New milestones were erected along the Voie Sacrée, officially named "Route Nationale Voie Sacrée" in 1923. These milestones take the form of a small pyramid topped by a French combatant?s helmet, encircled by a laurel wreath. The first, milestone "0", was inaugurated on August 21, 1922 by Raymond Poincaré, then President of the French Council. It was located a few hundred metres from this traffic circle, towards the town center. It was replaced shortly afterwards by the more imposing monument in front of you, in the center of a gate adorned with wrought-iron war crosses. It was moved here in 2000.
Italien (Italie) Dal 1914 al 1918, Bar-le-Duc fu una città "di retrovia". Questa fu l'espressione usata quando la città fu insignita della Croix de Guerre nel 1920. Bar-le-Duc occupava effettivamente una posizione centrale tra le retrovie e il fronte. Soldati, equipaggiamento e rifornimenti di cibo e munizioni destinati ai combattenti nel settore di Verdun passavano per la città.
Le risorse provenienti dalle retrovie venivano prima raccolte a Saint-Dizier, 25 km a sud-ovest di Bar-le-Duc, e nella vicina stazione di Baudonvilliers, prima di essere trasportate a Bar-le-Duc in treno, via Revigny, o su strada.
Da Bar-le-Duc a Verdun, due vie di comunicazione giocarono un ruolo fondamentale: la piccola linea ferroviaria nota come "le Meusien" e, soprattutto, la strada Bar-le-Duc-Verdun, presto nota come "Via Sacra". Per la prima volta, una strada era riservata al traffico motorizzato. Ben presto divenne un vero e proprio cordone ombelicale. Una commissione militare la gestì in modo draconiano ma molto efficiente. Nel primo mese di battaglia, ogni giorno partirono per Verdun 800 camion di truppe e 600 camion di munizioni e attrezzature. Questo successo logistico fu uno dei fattori che permise ai soldati di Verdun di resistere.
Poco dopo lo scoppio della battaglia di Verdun, il 21 febbraio 1916, la piccola strada dipartimentale che conduce da Bar-le-Duc a Verdun divenne un vero e proprio cordone ombelicale. Maurice Barrès, deputato nazionalista della Lorena, la definì "strada sacra" già nell'aprile del 1916, ma fu con il nome di "Voie sacrée" che divenne nota. Riservata ai veicoli a motore, la sua gestione draconiana garantì il trasporto di 13.000 soldati, 1.500 tonnellate di munizioni e 6.400 tonnellate di equipaggiamento ogni giorno della battaglia di Verdun, spesso caricati a Baudonvilliers, a sud di Bar-le-Duc.
Dopo la guerra, Raymond Poincaré, Presidente della Repubblica fino al 1920 e poi Presidente del Consiglio Generale della Mosa, collaborò con Pol Chevalier, Sindaco e Consigliere Generale di Bar-le-Duc, per garantire che il ricordo di questi tempi eroici rimanesse saldamente radicato nello spazio e nella memoria.
Sono state erette nuove pietre miliari lungo la Voie Sacrée, che nel 1923 è stata ufficialmente denominata "Route Nationale Voie Sacrée". Queste pietre miliari hanno la forma di una piccola piramide sormontata da un elmetto di un militare francese, circondato da una corona d'alloro. La prima, la pietra miliare "0", fu inaugurata il 21 agosto 1922 da Raymond Poincaré, allora Presidente del Consiglio. Si trovava a poche centinaia di metri da questa rotatoria, verso il centro della città. Poco dopo fu sostituito dal monumento più imponente che si trova di fronte a voi, al centro di una cancellata decorata con croci di guerra in ferro battuto. È stato spostato qui nel 2000.
Néerlandais (Pays-Bas) Van 1914 tot 1918 was Bar-le-Duc een "achterfrontstad". Deze uitdrukking werd gebruikt toen de stad in 1920 het Croix de Guerre kreeg. Bar-le-Duc nam een centrale positie in tussen de achterhoede en het front. Soldaten, uitrusting en voorraden voedsel en munitie bestemd voor de strijders in de sector Verdun passeerden de stad.
Middelen uit de achterhoede werden eerst verzameld in Saint-Dizier, 25 km ten zuidwesten van Bar-le-Duc, en in het nabijgelegen station van Baudonvilliers, voordat ze per trein, via Revigny, of over de weg naar Bar-le-Duc werden vervoerd.
Van Bar-le-Duc naar Verdun speelden twee communicatieroutes een sleutelrol: de kleine spoorlijn die bekend stond als "le Meusien" en vooral de weg Bar-le-Duc-Verdun, die al snel bekend zou staan als de "Sacred Way". Voor het eerst werd een weg gereserveerd voor gemotoriseerd verkeer. Het werd al snel een echte navelstreng. Een militaire commissie beheerde de weg op een draconische maar zeer efficiënte manier. In de eerste maand van de strijd vertrokken dagelijks 800 vrachtwagens met troepen en 600 vrachtwagens met munitie en uitrusting naar Verdun. Dit logistieke succes was één van de factoren waardoor de soldaten van Verdun stand konden houden.
Kort na het uitbreken van de Slag om Verdun op 21 februari 1916 werd de kleine departementale weg van Bar-le-Duc naar Verdun een echte navelstreng. Maurice Barrès, het nationalistische parlementslid voor Lotharingen, beschreef het al in april 1916 als een "heilige weg", maar het was onder de naam "Voie sacrée" dat het bekend werd. De weg was voorbehouden aan motorvoertuigen en het draconische beheer ervan zorgde ervoor dat 13.000 soldaten, 1.500 ton munitie en 6.400 ton uitrusting elke dag van de Slag om Verdun werden vervoerd, vaak geladen in Baudonvilliers, ten zuiden van Bar-le-Duc.
Na de oorlog werkte Raymond Poincaré, president van de Republiek tot 1920 en vervolgens voorzitter van de Algemene Raad van de Maas, samen met Pol Chevalier, burgemeester en algemeen raadslid van Bar-le-Duc, om ervoor te zorgen dat de herinnering aan deze heroïsche tijden stevig verankerd zou blijven in de ruimte en de herinnering.
Er werden nieuwe mijlpalen geplaatst langs de Voie Sacrée, die in 1923 officieel de "Route Nationale Voie Sacrée" werd genoemd. Deze mijlpalen hebben de vorm van een kleine piramide met daarop de helm van een Franse soldaat, omringd door een lauwerkrans. De eerste, mijlpaal "0", werd op 21 augustus 1922 ingewijd door Raymond Poincaré, de toenmalige voorzitter van de Raad. Hij lag een paar honderd meter van deze rotonde, in de richting van het stadscentrum. Het werd kort daarna vervangen door het imposantere monument voor u, in het midden van een poort versierd met smeedijzeren oorlogskruisen. Het werd in 2000 hierheen verplaatst.
Français (France) De 1914 à 1918, Bar-le-Duc est une ville « d’arrière-front ». C’est l’expression qui sera employée lors de la remise de la Croix de Guerre à la Ville en 1920. Bar-le-Duc occupe effectivement une position charnière entre l’arrière et le front. Par elle, transitent soldats, matériel et approvisionnements en vivres et en munitions destinés aux combattants du secteur de Verdun.
Les ressources venues de l’arrière sont d’abord regroupées à Saint-Dizier, à 25 km au sud-ouest de Bar-le-Duc et à la gare de Baudonvilliers, tout près de là, avant d’être acheminées à Bar-le-Duc par le train, via Revigny, ou par la route.
De Bar-le-Duc à Verdun, deux voies de communication jouent ensuite un rôle capital : la petite ligne de chemin de fer dite « le Meusien » et, surtout, la route Bar-le-Duc-Verdun, qui sera bientôt connue sous le nom de « Voie sacrée ». Pour la première fois, une route est réservée à la circulation automobile. Elle devient très vite un véritable cordon ombilical. Une commission militaire la gère à la fois de façon draconienne et très efficace. Dès le premier mois de la bataille, 800 camions de troupes et 600 camions de munitions et de matériel partent chaque jour pour Verdun. Cette réussite logistique est l’un des facteurs qui a permis aux soldats de Verdun de tenir bon.
Peu après le déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916, la petite route départementale conduisant de Bar-le-Duc à Verdun devient un véritable cordon ombilical. Maurice Barrès, le député lorrain nationaliste, la qualifie de « route sacrée » dès le mois d’avril 1916 mais c’est sous le nom de « Voie sacrée » qu’elle passe à la postérité. Réservée aux véhicules automobiles, elle assure, grâce à une gestion draconienne, le transport, chaque jour de la bataille de Verdun, de 13 000 soldats, de 1 500 tonnes de munitions et de 6 400 tonnes de matériel, souvent chargées à Baudonvilliers, au sud de Bar-le-Duc.
Après la guerre, Raymond Poincaré, président de la République jusqu’en 1920 puis président du Conseil général de la Meuse, œuvre avec Pol Chevalier, maire et conseiller général de Bar-le-Duc, pour ancrer durablement dans l’espace et dans les mémoires le souvenir de ces temps héroïques.
De nouvelles bornes kilométriques sont posées au long de la Voie sacrée, officiellement nommée « Route Nationale Voie Sacrée » en 1923. Ces bornes ont la forme d’une petite pyramide surmontée d’un casque de combattant français, ceint d’une couronne de laurier. La première, la borne « 0 », a été inaugurée le 21 août 1922 par Raymond Poincaré, alors président du Conseil. Elle se trouvait à quelques centaines de mètres de ce rond-point, vers le centre-ville. Elle a été remplacée peu après par le monument plus imposant qui se trouve devant vous, au centre d’une grille ornée de croix de guerre en fer forgé. Il a été déplacé ici en 2000.
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2026-10-16T06:30:51.673Z

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Références

 Localisation

  • Adresse : rue de Saint-Mihiel
  • CP : 55000
  • Ville : Bar-le-Duc

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