La bataille du pont de Baccarat
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Français (France) Durant la 1ère Guerre Mondiale, le grand pont de Baccarat fut le théâtre d’un combat meurtrier le 25 août 1914 (détails disponibles à l'Accueil Touristique de Baccarat).
Au petit matin, le 86ème Régiment d'Infanterie du Puy-en-Velay tenta de reprendre pied sur la rive droite de la Meurthe. Trois assauts furent donnés sur le pont, alors que les troupes bavaroises avaient disposé plusieurs mitrailleuses, interdisant tout franchissement de l'ouvrage par les français.
On releva sur le pont plus de 90 tués et autant de blessés. Lors de cette journée tragique, dans les combats qui ont eu lieu dans la ville et autour de Baccarat, le 86ème R.I. a perdu une grande partie de son effectif. A la suite de ce combat, le quartier d'affaire (Rue des Ponts alors, devenue Rue Adrien Michaut) pris feu et le travail de destruction fut achevé ensuite à la main par les troupes allemandes.

A partir du 14 Août 1914, les forces françaises (I et IIème Armée) passent la frontière de 1870 et progressent en Moselle annexée face à des troupes Allemandes qui ne livrent que des combats d’arrière-garde. Le succès semble inévitable.

Malheureusement, les 19 et 20 Août, les Français se retrouvent pris au piège devant Morhange et Sarrebourg, puis ils sont contraints de reculer avec de lourdes pertes. La frontière est donc repassée en sens inverse. L’Armée Française laisse ses troupes d’élite livrer des combats d’arrière-gardes afin de retarder l’avance des Allemands, pendant que le gros des forces reflue.

Le 24 Août au soir, après de durs combats à Gélacourt et Merviller, les derniers défenseurs français quittent Baccarat et prennent la direction de Ménil-sur-Belvitte. La ville est investie par les soldats Allemands. Les Badois se mettent en position le long de la ligne de chemin de fer au Château des Cristalleries. Les troupes Bavaroises, quant à elles, ne font que passer et cantonnent à Badménil.

Le mot d’ordre pour le 25 Août, dans le camp français, est de contre-attaquer sur toute la ligne. Une attaque de nuit est donc décidée afin de réinvestir Baccarat et reprendre pied sur l’autre rive de la Meurthe.

Les coloniaux (5ème et 6ème R.I.C.), qui ont combattus sans relâche depuis plus d’une semaine, sont d’abord alertées ; mais, devant l’état d’extrême épuisement de ceux-ci, l’attaque revient à 2 régiments de ligne. Le 86ème R.I., venant du Puy-en-Velay, aura en charge l’attaque principale. Il sera appuyé par les unités du 38ème R.I. de Saint-Etienne. La troupe se met en marche de nuit et, arrivée aux portes de la ville, les éléments du 38ème se mettent en position face à Badménil, dans le bois de la Rappe. Ceci afin de protéger le flan gauche du 86ème R.I. d’une attaque des Bavarois.
Les premiers soldats français investissent la ville et réduisent au silence les sentinelles qui jalonnent le parcours entre l’entrée de la ville (direction Rambervillers) et le grand pont. Une sentinelle parvient à s’enfuir, puis elle donne l’alerte à une patrouille qui monte la garde devant l’Hôtel du Pont et à une autre qui garde la passerelle des cristalleries.
L’alerte est donc donnée à 3h45. Deux compagnies réussissent à franchir le pont et fonce vers la gare, où ils se heurtent à la ligne de résistance badoise. Dans leur précipitation, ils laissent de côté la Cristallerie qu’ils pensent fortement occupée, ainsi que le Château où se tient tout l’Etat-Major Badois.
Sur les terrasses du Château, face au pont, arrivent des mitrailleuses qui interdisent très vite tout passage sur le grand pont. Les vagues françaises se succèdent, afin de percer pour rejoindre leurs camarades qui sont déjà passés, mais se font clouer sur place par le feu adverse. Certains tentent de passer la Meurthe à gué, cependant ils doivent très vite se replier. Une attaque est également tentée depuis la passerelle des Cristalleries, toutefois elle est prise sous un violent feu d’artillerie. Des mitrailleurs français prennent position dans le clocher de l’église, mais sont délogés par des tirs de canons. Toutes les attaques sont courageuses, bien que vaines et, devant l‘impossibilité de passer le pont, les hommes du 86ème amorcent un repli en milieu de matinée. Ce fut un repli menacé par une attaque allemande qui a franchi la Meurthe à l’est de Baccarat, et commence à gravir les pentes de Deneuvre.
Les éléments du 38ème ont eu, eux aussi, une dure matinée. Dès le début de l’attaque sur le grand pont, les Bavarois cantonnés à Badménil se mettent en marche pour attaquer le flanc gauche du 86ème. Ils sont accueillis par les mitrailleuses du 38ème qui font des ravages dans leur rangs. Ils atteignent tout de même le bois de la Petite Rappe, où un sanglant combat au corps à corps s’engage.
Le 38ème se désengage progressivement, en ayant malgré tout assuré sa mission : protéger le repli des derniers soldats du 86ème venant de Baccarat.

Plus tard dans l’après-midi, le 86ème R.I. se lancera de nouveau à l’attaque devant Ménil-sur-Belvitte. Son chef, le Colonel Couturaud, sera grièvement blessé et décédera quelques jours plus tard au Château des Cristalleries.
A la fin de la matinée, on relève 90 corps sur le pont et plus de 500 morts dans la ville ainsi que autour de celle-ci : près de un millier de blessés serait dénombré.
De nombreux bâtiments sont sinistrés et la rue des ponts partiellement détruite par les bombardements. Dans cette rue, ce qui aura été épargné par les flammes sera incendiée le lendemain par les Allemands après un pillage en règle.

Les troupes Allemandes occuperont Baccarat durant 3 semaines, avant de se replier le 12 Septembre.
Le front se fixera ensuite pour 4 ans devant Badonviller, faisant de Baccarat une ville d’arrière-front où régnera durant toute la guerre une intense activité.

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Anglais
Description
Description de la ressource.
Anglais During WW1, the Baccarat bridge was the scene of a deadly battle on August 25, 1914 (details available from the Baccarat Tourist Office).
In the early hours of the morning, the 86th Infantry Regiment from Le Puy-en-Velay attempted to regain a foothold on the right bank of the Meurthe. Three assaults were made on the bridge, while Bavarian troops had set up several machine guns, preventing the French from crossing.
Over 90 people were killed and as many wounded on the bridge. On this tragic day, in the fighting in and around Baccarat, the 86th R.I. lost a large part of its strength. As a result of the fighting, the business district (Rue des Ponts, now Rue Adrien Michaut) caught fire, and the work of destruction was then completed by hand by German troops.

From August 14, 1914, French forces (I and II Armies) crossed the border of 1870 and advanced into annexed Moselle against German troops who were only fighting a rearguard action. Success seemed inevitable.

Unfortunately, on August 19 and 20, the French found themselves trapped in front of Morhange and Sarrebourg, and were forced to retreat with heavy losses. The frontier was thus crossed again in the opposite direction. The French Army let its elite troops fight rearguard battles to delay the German advance, while the bulk of the forces retreated.

On the evening of August 24, after heavy fighting at Gélacourt and Merviller, the last French defenders left Baccarat and headed for Ménil-sur-Belvitte. The town was taken over by German soldiers. The Baden troops took up positions along the railway line at the Château des Cristalleries. The Bavarian troops, for their part, merely passed through and billeted in Badménil.

The watchword for August 25 in the French camp was to counter-attack along the whole line. A night attack was therefore decided in order to reinvest Baccarat and regain a foothold on the other bank of the Meurthe.

The colonials (5th and 6th R.I.C.), who had been fighting relentlessly for over a week, were initially alerted; but, given their extreme exhaustion, the attack was handed over to 2 line regiments. The 86th R.I., coming from Le Puy-en-Velay, will be in charge of the main attack. It will be supported by units of the 38th R.I. from Saint-Etienne. The troops set off at night and, on reaching the town gates, elements of the 38th took up positions opposite Badménil, in the Bois de la Rappe. This was to protect the left flank of the 86th R.I. from a Bavarian attack.
The first French soldiers entered the town, silencing the sentries lining the route between the town entrance (towards Rambervillers) and the large bridge. One sentry managed to escape, then alerted a patrol standing guard in front of the Hôtel du Pont and another guarding the footbridge to the crystal works.
The alarm was sounded at 3.45 am. Two companies managed to cross the bridge and head for the station, where they came up against the Baden line of resistance. In their haste, they left behind the Cristallerie, which they believed to be heavily occupied, and the Château, where the entire Baden General Staff was stationed.
On the terraces of the Château, facing the bridge, machine-gun fire soon made it impossible to cross the large bridge. Wave after wave of French soldiers tried to break through to join their comrades who had already crossed, but were pinned down by enemy fire. Some tried to ford the Meurthe, but were soon forced to withdraw. An attack was also attempted from the Cristalleries footbridge, but it came under heavy artillery fire. French machine-gunners took up position in the church tower, but were dislodged by cannon fire. All the attacks were courageous, though unsuccessful, and as it was impossible to cross the bridge, the men of the 86th began to withdraw mid-morning. This withdrawal was threatened by a German attack which had crossed the Meurthe to the east of Baccarat, and was beginning to climb the slopes of Deneuvre.
Elements of the 38th also had a tough morning. As soon as the attack on the great bridge began, the Bavarians stationed at Badménil set off to attack the 86th?s left flank. They were met by the 38th?s machine guns, which wreaked havoc on their ranks. Nevertheless, they reached the Bois de la Petite Rappe, where bloody hand-to-hand combat ensued.
The 38th gradually disengaged, having nevertheless fulfilled its mission of protecting the withdrawal of the last soldiers of the 86th from Baccarat.

Later in the afternoon, the 86th R.I. launched a new attack in front of Ménil-sur-Belvitte. Its leader, Colonel Couturaud, was seriously wounded and died a few days later at the Château des Cristalleries.
By the end of the morning, there were 90 bodies on the bridge and over 500 dead in and around the town, with almost a thousand wounded.
Many buildings were damaged, and the Rue des ponts was partially destroyed by the bombardment. In this street, what had been spared by the flames would be burnt down the next day by the Germans after a thorough looting.

German troops occupied Baccarat for 3 weeks, before withdrawing on September 12.
The front then settled in front of Badonviller for 4 years, making Baccarat a rear-front town where intense activity reigned throughout the war.
Français (France) Durant la 1ère Guerre Mondiale, le grand pont de Baccarat fut le théâtre d’un combat meurtrier le 25 août 1914 (détails disponibles à l'Accueil Touristique de Baccarat).
Au petit matin, le 86ème Régiment d'Infanterie du Puy-en-Velay tenta de reprendre pied sur la rive droite de la Meurthe. Trois assauts furent donnés sur le pont, alors que les troupes bavaroises avaient disposé plusieurs mitrailleuses, interdisant tout franchissement de l'ouvrage par les français.
On releva sur le pont plus de 90 tués et autant de blessés. Lors de cette journée tragique, dans les combats qui ont eu lieu dans la ville et autour de Baccarat, le 86ème R.I. a perdu une grande partie de son effectif. A la suite de ce combat, le quartier d'affaire (Rue des Ponts alors, devenue Rue Adrien Michaut) pris feu et le travail de destruction fut achevé ensuite à la main par les troupes allemandes.

A partir du 14 Août 1914, les forces françaises (I et IIème Armée) passent la frontière de 1870 et progressent en Moselle annexée face à des troupes Allemandes qui ne livrent que des combats d’arrière-garde. Le succès semble inévitable.

Malheureusement, les 19 et 20 Août, les Français se retrouvent pris au piège devant Morhange et Sarrebourg, puis ils sont contraints de reculer avec de lourdes pertes. La frontière est donc repassée en sens inverse. L’Armée Française laisse ses troupes d’élite livrer des combats d’arrière-gardes afin de retarder l’avance des Allemands, pendant que le gros des forces reflue.

Le 24 Août au soir, après de durs combats à Gélacourt et Merviller, les derniers défenseurs français quittent Baccarat et prennent la direction de Ménil-sur-Belvitte. La ville est investie par les soldats Allemands. Les Badois se mettent en position le long de la ligne de chemin de fer au Château des Cristalleries. Les troupes Bavaroises, quant à elles, ne font que passer et cantonnent à Badménil.

Le mot d’ordre pour le 25 Août, dans le camp français, est de contre-attaquer sur toute la ligne. Une attaque de nuit est donc décidée afin de réinvestir Baccarat et reprendre pied sur l’autre rive de la Meurthe.

Les coloniaux (5ème et 6ème R.I.C.), qui ont combattus sans relâche depuis plus d’une semaine, sont d’abord alertées ; mais, devant l’état d’extrême épuisement de ceux-ci, l’attaque revient à 2 régiments de ligne. Le 86ème R.I., venant du Puy-en-Velay, aura en charge l’attaque principale. Il sera appuyé par les unités du 38ème R.I. de Saint-Etienne. La troupe se met en marche de nuit et, arrivée aux portes de la ville, les éléments du 38ème se mettent en position face à Badménil, dans le bois de la Rappe. Ceci afin de protéger le flan gauche du 86ème R.I. d’une attaque des Bavarois.
Les premiers soldats français investissent la ville et réduisent au silence les sentinelles qui jalonnent le parcours entre l’entrée de la ville (direction Rambervillers) et le grand pont. Une sentinelle parvient à s’enfuir, puis elle donne l’alerte à une patrouille qui monte la garde devant l’Hôtel du Pont et à une autre qui garde la passerelle des cristalleries.
L’alerte est donc donnée à 3h45. Deux compagnies réussissent à franchir le pont et fonce vers la gare, où ils se heurtent à la ligne de résistance badoise. Dans leur précipitation, ils laissent de côté la Cristallerie qu’ils pensent fortement occupée, ainsi que le Château où se tient tout l’Etat-Major Badois.
Sur les terrasses du Château, face au pont, arrivent des mitrailleuses qui interdisent très vite tout passage sur le grand pont. Les vagues françaises se succèdent, afin de percer pour rejoindre leurs camarades qui sont déjà passés, mais se font clouer sur place par le feu adverse. Certains tentent de passer la Meurthe à gué, cependant ils doivent très vite se replier. Une attaque est également tentée depuis la passerelle des Cristalleries, toutefois elle est prise sous un violent feu d’artillerie. Des mitrailleurs français prennent position dans le clocher de l’église, mais sont délogés par des tirs de canons. Toutes les attaques sont courageuses, bien que vaines et, devant l‘impossibilité de passer le pont, les hommes du 86ème amorcent un repli en milieu de matinée. Ce fut un repli menacé par une attaque allemande qui a franchi la Meurthe à l’est de Baccarat, et commence à gravir les pentes de Deneuvre.
Les éléments du 38ème ont eu, eux aussi, une dure matinée. Dès le début de l’attaque sur le grand pont, les Bavarois cantonnés à Badménil se mettent en marche pour attaquer le flanc gauche du 86ème. Ils sont accueillis par les mitrailleuses du 38ème qui font des ravages dans leur rangs. Ils atteignent tout de même le bois de la Petite Rappe, où un sanglant combat au corps à corps s’engage.
Le 38ème se désengage progressivement, en ayant malgré tout assuré sa mission : protéger le repli des derniers soldats du 86ème venant de Baccarat.

Plus tard dans l’après-midi, le 86ème R.I. se lancera de nouveau à l’attaque devant Ménil-sur-Belvitte. Son chef, le Colonel Couturaud, sera grièvement blessé et décédera quelques jours plus tard au Château des Cristalleries.
A la fin de la matinée, on relève 90 corps sur le pont et plus de 500 morts dans la ville ainsi que autour de celle-ci : près de un millier de blessés serait dénombré.
De nombreux bâtiments sont sinistrés et la rue des ponts partiellement détruite par les bombardements. Dans cette rue, ce qui aura été épargné par les flammes sera incendiée le lendemain par les Allemands après un pillage en règle.

Les troupes Allemandes occuperont Baccarat durant 3 semaines, avant de se replier le 12 Septembre.
Le front se fixera ensuite pour 4 ans devant Badonviller, faisant de Baccarat une ville d’arrière-front où régnera durant toute la guerre une intense activité.
Néerlandais (Pays-Bas) Tijdens de 1ste Wereldoorlog was de grote brug van Baccarat het toneel van een dodelijke veldslag op 25 augustus 1914 (details verkrijgbaar bij het Office du Tourisme van Baccarat).
In de vroege ochtenduren probeerde het 86e Regiment Infanterie van Le Puy-en-Velay opnieuw voet aan de grond te krijgen op de rechteroever van de Meurthe. Er werden drie aanvallen op de brug uitgevoerd, hoewel de Beierse troepen verschillende machinegeweren hadden opgesteld, waardoor de Fransen niet konden oversteken.
Op de brug vielen meer dan 90 doden en evenveel gewonden. Op die tragische dag, tijdens de gevechten in en rond Baccarat, verloor het 86ste R.I. een groot deel van zijn sterkte. Als gevolg van de gevechten vloog de zakenwijk (Rue des Ponts, nu Rue Adrien Michaut) in brand en het vernietigingswerk werd toen met de hand voltooid door Duitse troepen.

Vanaf 14 augustus 1914 staken Franse troepen (I en II Legers) de grens van 1870 over en rukten op naar het geannexeerde Moezelgebied tegen Duitse troepen die slechts een achterhoedegevecht voerden. Succes leek onvermijdelijk.

Helaas kwamen de Fransen op 19 en 20 augustus vast te zitten voor Morhange en Sarrebourg, waarna ze zich met zware verliezen moesten terugtrekken. De grens werd daarom opnieuw overschreden in tegenovergestelde richting. Het Franse leger liet zijn elitetroepen achterhoedegevechten leveren om de Duitse opmars te vertragen, terwijl het grootste deel van de troepen zich terugtrok.

Op de avond van 24 augustus, na zware gevechten bij Gélacourt en Merviller, verlieten de laatste Franse verdedigers Baccarat en trokken naar Ménil-sur-Belvitte. De stad werd ingenomen door Duitse soldaten. De Badense troepen namen posities in langs de spoorlijn bij het Château des Cristalleries. De Beierse troepen van hun kant passeerden alleen en bivakkeerden in Badménil.

Het wachtwoord voor 25 augustus in het Franse kamp was een tegenaanval langs de hele linie. Daarom werd besloten tot een nachtelijke aanval om Baccarat te heroveren en opnieuw voet aan de grond te krijgen op de andere oever van de Meurthe.

De kolonialen (5de en 6de R.I.C.), die al meer dan een week meedogenloos aan het vechten waren, werden aanvankelijk gealarmeerd, maar omdat ze erg uitgeput waren, werd de aanval overgelaten aan 2 linie-regimenten. Het 86ste R.I., uit Le Puy-en-Velay, had de leiding over de hoofdaanval. Het werd ondersteund door eenheden van het 38ste R.I. uit Saint-Etienne. De troepen vertrokken 's nachts en toen ze de stadspoorten bereikten, namen eenheden van het 38ste posities in tegenover Badménil, in het Bois de la Rappe. Dit was om de linkerflank van het 86ste R.I. te beschermen tegen een Beierse aanval.
De eerste Franse soldaten trokken de stad binnen en legden de wachtposten langs de route tussen de ingang van de stad (richting Rambervillers) en de grote brug het zwijgen op. Eén schildwacht wist te ontsnappen en gaf vervolgens het alarm door aan een patrouille die de wacht hield voor het Hôtel du Pont en een andere die de loopbrug over de kristalfabriek bewaakte.
Om 3.45 uur werd alarm geslagen. Twee compagnieën slaagden erin de brug over te steken en naar het station te gaan, waar ze op de Badense weerstandslinie stuitten. In hun haast lieten ze de Cristallerie, waarvan ze dachten dat die zwaar bezet was, en het kasteel, waar de hele generale staf van Baden gelegerd was, links liggen.
Op de terrassen van het kasteel, tegenover de brug, arriveerden machinegeweren die al snel iedereen verhinderden de hoofdbrug over te steken. Golf na golf Franse soldaten probeerden door te breken om zich bij hun kameraden te voegen die al overgestoken waren, maar werden vastgepind door vijandelijk vuur. Sommigen probeerden de Meurthe over te steken, maar werden al snel gedwongen zich terug te trekken. Er werd ook een aanval geprobeerd vanaf de Cristalleries voetgangersbrug, maar die kwam onder zwaar artillerievuur. Franse soldaten met machinegeweren namen posities in in de kerktoren, maar werden door kanonvuur verdreven. Alle aanvallen waren moedig, hoewel niet succesvol en omdat het onmogelijk was om de brug over te steken, begonnen de mannen van het 86ste zich halverwege de ochtend terug te trekken. Deze terugtrekking werd bedreigd door een Duitse aanval die de Meurthe ten oosten van Baccarat was overgestoken en de hellingen van Deneuvre begon te beklimmen.
Het 38ste had ook een zware ochtend. Zodra de aanval op de grote brug begon, begonnen de Beiernaren die bij Badménil gestationeerd waren de linkerflank van het 86ste aan te vallen. Ze werden opgewacht door de machinegeweren van het 38ste die een ravage aanrichtten in hun gelederen. Toch bereikten ze het bos Petite Rappe, waar bloedige gevechten van man tot man ontstonden.
Het 38ste trok zich geleidelijk terug, maar had niettemin zijn missie vervuld om de terugtrekking van de laatste soldaten van het 86ste uit Baccarat te beschermen.

Later in de middag lanceerde het 86ste R.I. een nieuwe aanval voor Ménil-sur-Belvitte. De leider, kolonel Couturaud, raakte ernstig gewond en stierf een paar dagen later in het Château des Cristalleries.
Aan het eind van de ochtend werden 90 lichamen op de brug gevonden en meer dan 500 doden in en rond de stad, met bijna duizend gewonden.
Veel gebouwen waren beschadigd en de Rue des Ponts was gedeeltelijk verwoest door de bombardementen. In deze straat zou wat gespaard was gebleven door de vlammen de volgende dag door de Duitsers worden platgebrand na uitgebreide plunderingen.

Duitse troepen bezetten Baccarat 3 weken lang voordat ze zich op 12 september terugtrokken.
Het front vestigde zich vervolgens 4 jaar lang voor Badonviller, waardoor Baccarat een achterfrontstad werd waar gedurende de hele oorlog intense activiteit heerste.
Italien (Italie) Durante la Prima Guerra Mondiale, il grande ponte di Baccarat fu teatro di una battaglia mortale il 25 agosto 1914 (i dettagli sono disponibili presso l'Ufficio del Turismo di Baccarat).
Nelle prime ore del mattino, l'86° reggimento di fanteria di Le Puy-en-Velay cercò di riconquistare la riva destra della Meurthe. Furono effettuati tre assalti al ponte, anche se le truppe bavaresi avevano piazzato diverse mitragliatrici, impedendo ai francesi di attraversare.
Più di 90 persone furono uccise e altrettante ferite sul ponte. In quel tragico giorno, nei combattimenti a Baccarat e dintorni, l'86° R.I. perse gran parte delle sue forze. A seguito dei combattimenti, il quartiere commerciale (Rue des Ponts, oggi Rue Adrien Michaut) prese fuoco e l'opera di distruzione fu completata a mano dalle truppe tedesche.

A partire dal 14 agosto 1914, le forze francesi (I e II Armata) attraversarono il confine del 1870 e avanzarono nella Mosella annessa contro le truppe tedesche che stavano combattendo solo un'azione di retroguardia. Il successo sembrava inevitabile.

Purtroppo, il 19 e 20 agosto, i francesi si trovarono intrappolati davanti a Morhange e Sarrebourg, prima di essere costretti a ritirarsi con gravi perdite. Il confine fu quindi riattraversato in direzione opposta. L'esercito francese lasciò che le sue truppe d'élite combattessero battaglie di retroguardia per ritardare l'avanzata tedesca, mentre il grosso delle forze si ritirò.

La sera del 24 agosto, dopo pesanti combattimenti a Gélacourt e Merviller, gli ultimi difensori francesi lasciarono Baccarat e si diressero verso Ménil-sur-Belvitte. La città fu conquistata dai soldati tedeschi. Le truppe del Baden presero posizione lungo la linea ferroviaria presso lo Château des Cristalleries. Le truppe bavaresi, dal canto loro, si limitarono a passare e ad alloggiare a Badménil.

La parola d'ordine per il 25 agosto nel campo francese era di contrattaccare lungo tutta la linea. Fu quindi deciso un attacco notturno per reinvestire Baccarat e riconquistare un punto d'appoggio sull'altra sponda della Meurthe.

I coloniali (5° e 6° R.I.C.), che avevano combattuto senza tregua per più di una settimana, furono inizialmente allertati, ma poiché erano estremamente esausti, l'attacco fu affidato a due reggimenti di linea. L'86° R.I., proveniente da Le Puy-en-Velay, fu incaricato dell'attacco principale. Era supportato da unità del 38° R.I. di Saint-Etienne. Le truppe partirono di notte e, una volta raggiunte le porte della città, le unità del 38° presero posizione di fronte a Badménil, nel Bois de la Rappe. Questo per proteggere il fianco sinistro dell'86° R.I. da un attacco bavarese.
I primi soldati francesi entrarono in città e misero a tacere le sentinelle lungo il percorso tra l'ingresso della città (verso Rambervillers) e il grande ponte. Una sentinella riuscì a fuggire e diede l'allarme a una pattuglia di guardia davanti all'Hôtel du Pont e a un'altra che sorvegliava il ponte pedonale sulla cristalleria.
L'allarme fu dato alle 3.45 del mattino. Due compagnie riuscirono ad attraversare il ponte e a dirigersi verso la stazione, dove si scontrarono con la linea di resistenza di Baden. Nella fretta, tralasciarono le Cristallerie, che ritenevano pesantemente occupate, e lo Château, dove era di stanza l'intero Stato Maggiore del Baden.
Sulle terrazze dello Château, di fronte al ponte, arrivarono le mitragliatrici e impedirono molto rapidamente a chiunque di attraversare il ponte principale. Ondate su ondate di soldati francesi cercarono di sfondare per raggiungere i compagni che avevano già attraversato, ma furono bloccati dal fuoco nemico. Alcuni tentarono di guadare la Meurthe, ma furono presto costretti a ritirarsi. Fu tentato anche un attacco dalla passerella delle Cristalleries, ma fu sorpreso dal pesante fuoco dell'artiglieria. I mitraglieri francesi presero posizione sul campanile della chiesa, ma furono sloggiati dal fuoco dei cannoni. Tutti gli attacchi furono coraggiosi, anche se infruttuosi, e poiché era impossibile attraversare il ponte, gli uomini dell'86° iniziarono a ritirarsi a metà mattina. Questa ritirata era minacciata da un attacco tedesco che aveva attraversato la Meurthe a est di Baccarat e stava iniziando a risalire le pendici di Deneuvre.
Anche per la 38ª fu una mattinata difficile. Non appena iniziò l'attacco al grande ponte, i bavaresi di stanza a Badménil partirono per attaccare il fianco sinistro dell'86ª. Vennero accolti dalle mitragliatrici del 38°, che portarono scompiglio nei loro ranghi. Tuttavia, raggiunsero il bosco della Petite Rappe, dove si svolsero sanguinosi combattimenti corpo a corpo.
Il 38° si sganciò gradualmente, avendo comunque compiuto la sua missione di proteggere il ritiro degli ultimi soldati dell'86° da Baccarat.

Nel tardo pomeriggio, l'86° R.I. lanciò un altro attacco davanti a Ménil-sur-Belvitte. Il suo capo, il colonnello Couturaud, fu gravemente ferito e morì qualche giorno dopo al Château des Cristalleries.
Alla fine della mattinata, furono trovati 90 corpi sul ponte e più di 500 morti in città e nei dintorni, con quasi un migliaio di feriti.
Molti edifici furono danneggiati e la Rue des Ponts parzialmente distrutta dai bombardamenti. In questa strada, ciò che era stato risparmiato dalle fiamme sarebbe stato bruciato il giorno successivo dai tedeschi dopo un ampio saccheggio.

Le truppe tedesche occuparono Baccarat per 3 settimane, prima di ritirarsi il 12 settembre.
Il fronte si stabilì quindi davanti a Badonviller per 4 anni, facendo di Baccarat una città di retrovia dove regnò un'intensa attività per tutta la durata della guerra.
Allemand (Allemagne) Während des Ersten Weltkriegs war die große Brücke von Baccarat am 25. August 1914 Schauplatz eines mörderischen Gefechts (Einzelheiten sind bei der Tourist-Information von Baccarat erhältlich).
Am frühen Morgen versuchte das 86. Infanterieregiment aus Le Puy-en-Velay, wieder Fuß auf dem rechten Ufer der Meurthe zu fassen. Die Brücke wurde dreimal angegriffen, während die bayerischen Truppen mehrere Maschinengewehre aufgestellt hatten, um den Franzosen das Überqueren der Brücke zu erschweren.
Auf der Brücke wurden mehr als 90 Menschen getötet und ebenso viele verwundet. An diesem tragischen Tag verlor das 86. R.I. bei den Kämpfen in der Stadt und um Baccarat einen großen Teil seiner Mitglieder. Infolge dieses Kampfes geriet das Geschäftsviertel (damals Rue des Ponts, heute Rue Adrien Michaut) in Brand und das Zerstörungswerk wurde anschließend von den deutschen Truppen mit der Hand vollendet.

Ab dem 14. August 1914 überschritten die französischen Streitkräfte (I. und II. Armee) die Grenze von 1870 und drangen in das annektierte Département Moselle vor, während die deutschen Truppen nur Nachhutkämpfe führten. Der Erfolg scheint unausweichlich.

Leider wurden die Franzosen am 19. und 20. August vor Morhange und Saarburg in eine Falle gelockt und mussten sich unter schweren Verlusten zurückziehen. Die Grenze wurde also in umgekehrter Richtung überschritten. Die französische Armee ließ ihre Elitetruppen in Nachhutgefechten kämpfen, um den Vormarsch der Deutschen zu verzögern, während die Hauptstreitkräfte zurückflossen.

Am Abend des 24. August, nach schweren Kämpfen in Gélacourt und Merviller, verließen die letzten französischen Verteidiger Baccarat und gingen in Richtung Ménil-sur-Belvitte. Die Stadt wird von deutschen Soldaten eingenommen. Die Badener beziehen Stellung entlang der Eisenbahnlinie am Château des Cristalleries. Die bayerischen Truppen hingegen ziehen nur durch und kasernieren in Badménil.

Die Parole für den 25. August lautete im französischen Lager, einen Gegenangriff auf der gesamten Linie durchzuführen. Es wurde ein nächtlicher Angriff beschlossen, um Baccarat zu erobern und auf der anderen Seite der Meurthe wieder Fuß zu fassen.

Die Kolonialtruppen (5. und 6. R.I.C.), die seit über einer Woche unermüdlich gekämpft hatten, wurden zunächst alarmiert; angesichts ihrer extremen Erschöpfung wurde der Angriff jedoch auf zwei Linienregimenter verlegt. Das 86. R.I., das aus Le Puy-en-Velay kommt, übernimmt den Hauptangriff. Es wird von den Einheiten des 38. R.I. aus Saint-Etienne unterstützt. Die Truppe setzt sich nachts in Bewegung und als sie vor den Toren der Stadt ankommt, gehen die Elemente des 38. in Stellung gegenüber von Badménil im Bois de la Rappe. Dies geschah, um die linke Flanke des 86. R.I. vor einem Angriff der Bayern zu schützen.
Die ersten französischen Soldaten eroberten die Stadt und brachten die Wachen zum Schweigen, die den Weg zwischen dem Eingang der Stadt (Richtung Rambervillers) und der großen Brücke säumten. Einem Wachposten gelang die Flucht und er alarmierte eine Patrouille, die vor dem Hôtel du Pont Wache hielt, und eine weitere, die die Fußgängerbrücke der Kristallfabrik bewachte.
Der Alarm wird um 3.45 Uhr ausgelöst. Zwei Kompanien gelingt es, die Brücke zu überqueren, und sie rennen zum Bahnhof, wo sie auf die badische Widerstandslinie stoßen. In ihrer Eile lassen sie die Kristallfabrik, die sie für stark besetzt halten, sowie das Schloss, in dem sich der gesamte badische Generalstab aufhält, links liegen.
Auf den Terrassen des Schlosses, gegenüber der Brücke, kamen Maschinengewehre an, die sehr schnell jeden Durchgang über die große Brücke verhinderten. Eine französische Welle nach der anderen versucht durchzubrechen, um sich ihren Kameraden anzuschließen, die bereits durchgebrochen sind, aber sie werden vom gegnerischen Feuer festgenagelt. Einige versuchten, die Meurthe zu durchwaten, mussten sich jedoch sehr schnell wieder zurückziehen. Es wird auch ein Angriff von der Brücke der Kristallwerke aus versucht, der jedoch unter heftiges Artilleriefeuer gerät. Französische Maschinengewehrschützen bezogen Stellung im Kirchturm, wurden aber durch Kanonenbeschuss vertrieben. Alle Angriffe waren mutig, wenn auch vergeblich, und da es unmöglich war, die Brücke zu überqueren, begannen die Männer des 86. Dieser Rückzug wurde von einem deutschen Angriff bedroht, der die Meurthe östlich von Baccarat überquert hatte und begann, die Hänge von Deneuvre zu erklimmen.
Auch das 38. Infanterie-Regiment hatte einen schweren Morgen. Gleich zu Beginn des Angriffs auf die große Brücke setzten sich die in Badménil stationierten Bayern in Bewegung, um die linke Flanke des 86. Sie werden von den Maschinengewehren der 38. Armee empfangen, die in ihren Reihen verheerende Schäden anrichten. Sie erreichten dennoch den Wald von La Petite Rappe, wo ein blutiger Nahkampf entbrannte.
Die 38. Armee zog sich nach und nach zurück, obwohl sie ihre Mission erfüllt hatte: den Rückzug der letzten Soldaten der 86. Armee aus Baccarat zu schützen.

Später am Nachmittag greift das 86. R.I. erneut vor Ménil-sur-Belvitte an. Sein Anführer, Oberst Couturaud, wurde schwer verwundet und starb einige Tage später im Château des Cristalleries.
Am Ende des Vormittags wurden 90 Leichen auf der Brücke und mehr als 500 Tote in und um die Stadt gezählt, und es gab fast tausend Verletzte.
Viele Gebäude wurden beschädigt und die Rue des ponts wurde durch die Bombenangriffe teilweise zerstört. Was in dieser Straße von den Flammen verschont blieb, wurde am nächsten Tag von den Deutschen nach einer regelrechten Plünderung in Brand gesteckt.

Die deutschen Truppen besetzten Baccarat drei Wochen lang, bevor sie sich am 12. September zurückzogen.
Die Front blieb danach vier Jahre lang vor Badonviller stehen und machte Baccarat zu einer Stadt hinter der Front, in der während des gesamten Krieges intensive Aktivitäten herrschten.
Espagnol Durante la 1ª Guerra Mundial, el gran puente de Baccarat fue escenario de una batalla mortal el 25 de agosto de 1914 (detalles disponibles en la Oficina de Turismo de Baccarat).
A primera hora de la mañana, el 86º Regimiento de Infantería de Le Puy-en-Velay intentó recuperar su posición en la orilla derecha del Meurthe. Se produjeron tres asaltos al puente, aunque las tropas bávaras habían colocado varias ametralladoras, impidiendo el paso a los franceses.
Más de 90 personas murieron y otras tantas resultaron heridas en el puente. Ese trágico día, en los combates en Baccarat y sus alrededores, el 86º R.I. perdió gran parte de sus efectivos. Como consecuencia de los combates, el barrio comercial (Rue des Ponts, actual Rue Adrien Michaut) se incendió y el trabajo de destrucción fue completado entonces a mano por las tropas alemanas.

A partir del 14 de agosto de 1914, las fuerzas francesas (I y II Ejércitos) cruzaron la frontera de 1870 y avanzaron hacia el Mosela anexionado contra las tropas alemanas, que sólo libraron batallas de retaguardia. El éxito parecía inevitable.

Desgraciadamente, los días 19 y 20 de agosto, los franceses se encontraron atrapados frente a Morhange y Sarrebourg, antes de verse obligados a retirarse con grandes pérdidas. Así pues, la frontera se cruzó de nuevo en sentido contrario. El ejército francés dejó que sus tropas de élite libraran batallas de retaguardia para retrasar el avance alemán, mientras el grueso de las fuerzas se retiraba.

La noche del 24 de agosto, tras duros combates en Gélacourt y Merviller, los últimos defensores franceses abandonaron Baccarat y se dirigieron a Ménil-sur-Belvitte. La ciudad fue tomada por los soldados alemanes. Las tropas de Baden tomaron posiciones a lo largo de la vía férrea en el Château des Cristalleries. Las tropas bávaras, por su parte, sólo pasaron de largo y se alojaron en Badménil.

La consigna para el 25 de agosto en el campamento francés era contraatacar a lo largo de toda la línea. Así pues, se decidió un ataque nocturno para reinvertir Baccarat y recuperar un punto de apoyo en la otra orilla del Meurthe.

Los coloniales (5º y 6º R.I.C.), que llevaban más de una semana luchando sin descanso, fueron alertados en un primer momento, pero como estaban extremadamente agotados, el ataque recayó en 2 regimientos de línea. El 86º R.I., procedente de Le Puy-en-Velay, se encargó del ataque principal. Fue apoyado por unidades del 38º R.I. de Saint-Etienne. Las tropas partieron de noche y, al llegar a las puertas de la ciudad, las unidades de la 38ª tomaron posiciones frente a Badménil, en el Bois de la Rappe. Se trataba de proteger el flanco izquierdo del 86º R.I. de un ataque bávaro.
Los primeros soldados franceses entraron en la ciudad y silenciaron a los centinelas que bordeaban la ruta entre la entrada de la ciudad (hacia Rambervillers) y el gran puente. Un centinela consigue escapar y da la alarma a una patrulla que monta guardia delante del Hôtel du Pont y a otra que vigila la pasarela sobre la cristalería.
La alarma sonó a las 3h45. Dos compañías consiguen cruzar el puente y dirigirse a la estación, donde se topan con la línea de resistencia Baden. Con las prisas, dejaron de lado la Cristallerie, que creían fuertemente ocupada, y el Château, donde se encontraba todo el Estado Mayor de Baden.
En las terrazas del Château, frente al puente, llegaron las ametralladoras y rápidamente impidieron que nadie cruzara el puente principal. Oleada tras oleada de soldados franceses intentaron abrirse paso para unirse a sus camaradas que ya habían cruzado, pero fueron inmovilizados por el fuego enemigo. Algunos intentaron vadear el Meurthe, pero pronto se vieron obligados a retirarse. También se intentó un ataque desde la pasarela de Cristalleries, pero fue alcanzado por el intenso fuego de artillería. Los ametralladores franceses tomaron posiciones en la torre de la iglesia, pero fueron desalojados por el fuego de los cañones. Todos los ataques fueron valientes, aunque infructuosos, y ante la imposibilidad de cruzar el puente, los hombres del 86º emprendieron la retirada a media mañana. Esta retirada se vio amenazada por un ataque alemán que había cruzado el Meurthe al este de Baccarat y comenzaba a subir por las laderas de Deneuvre.
El 38º también tuvo una mañana difícil. En cuanto comenzó el ataque al gran puente, los bávaros apostados en Badménil se lanzaron al ataque contra el flanco izquierdo de la 86ª. Fueron recibidos por las ametralladoras de la 38ª, que causaron estragos en sus filas. Sin embargo, llegaron al bosque de Petite Rappe, donde se produjo un sangriento combate cuerpo a cuerpo.
La 38ª se retira poco a poco, habiendo cumplido su misión de proteger la retirada de los últimos soldados de la 86ª de Baccarat.

Por la tarde, el 86º R.I. lanzó otro ataque frente a Ménil-sur-Belvitte. Su jefe, el coronel Couturaud, fue gravemente herido y murió unos días más tarde en el Château des Cristalleries.
Al final de la mañana se encontraron 90 cadáveres en el puente y más de 500 muertos en la ciudad y sus alrededores, con casi un millar de heridos.
Muchos edificios resultaron dañados y la Rue des Ponts parcialmente destruida por los bombardeos. En esta calle, lo que se había salvado de las llamas sería quemado al día siguiente por los alemanes tras un amplio saqueo.

Las tropas alemanas ocuparon Baccarat durante 3 semanas, antes de retirarse el 12 de septiembre.
El frente se instaló entonces frente a Badonviller durante 4 años, haciendo de Baccarat una ciudad de retaguardia en la que reinó una intensa actividad durante toda la guerra.
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